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L’OENOTOURISME, C’EST PARTI ?

L’OENOTOURISME, C’EST PARTI ?

L’oenotourisme est dans l’air du temps. Mais faut-il se lancer ? Et comment ?

 

L’oenotourisme, une mode ?

 

La France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal forment le groupe des pays méditerranéens avec la plus grande histoire et tradition liées au vin et au vignoble. Mais dans ces mêmes pays, l’œnotourisme continue à progresser lentement. L’oenotourisme, est-ce une mode ? Non, plutôt une tendance de fond, qui a toujours existé et qui se développe ces dernières années pour répondre au besoin du client. En effet, le vin est et reste avant tout un produit culturel. Le consommateur a donc besoin de cette culture : d’où vient-il ? Qui est l’artiste ? Quelle est la spécificité ?

Mais l’oenotourisme ne se résume pas à la dégustation au caveau : l’oenotourisme c’est le tourisme autour du vin. N’oublions pas que le client veut apprendre mais il veut aussi voyager, découvrir, s’évader. Alors oui, allez-y et lancez-vous ! Mais dans ce cas, comment et que faire ? Culture et évasion, maîtres mots de l’oenotourisme Évidemment, le client veut une dégustation, mais pas que ! Il veut connaître votre histoire, votre spécificité, vos anecdotes : c’est le fond, la partie culturelle.
Mais la forme compte tout autant : il est important de créer des expériences, de l’évasion. Rendez votre visite inoubliable. L’oenotourisme est une autre activité, un autre métier : on ne peut pas le faire à moitié, on ne peut pas improviser. Il faut donc pouvoir dégager du temps et de l’argent. Mais comme dans tout projet, celui-ci doit être construit et répondre à votre stratégie globale d’entreprise : que recherchez-vous grâce à l’oenotourisme ? Des ventes additionnelles ? Renforcer votre image de marque ? Proposer des moments de dégustation innovants ? Et dans ce cas, réalisez un budget.

 

Ne copiez-pas, démarquez-vous !

 

Ce projet oenotouristique ne doit pas être un projet à part. Il doit être le prolongement de votre stratégie commerciale, marketing et de communication. Restez cohérent, restez vous même. Alors ne copiez pas et démarquez-vous ! Mais pour vous démarquez, ne regardez pas dehors, regardez dedans. Regardez ce que vous avez, ce que vous savez.

Finalement, le projet idéal c’est celui qui est réalisable, gérable, qui répond aux besoins de vos clients, qui met en avant vos produits. Et faites le savoir, allez jusqu’au bout ! Communiquez, parlez, montrez. Pour cela, les outils numériques (applications, sites web, blogs, sites d’avis…) sont vos meilleurs amis s’ils sont bien exploités. Ils vous permettent de communiquer facilement avec les clients et de savoir ce qu’ils disent de vous. Ils peuvent vous aider à mettre en avant votre histoire, votre contenu. Le digital restera votre support, jamais votre produit. Le produit c’est vous, ce sont vos vins. Alors oui, lancez-vous dans l’oenotourisme ! Mais n’oubliez pas : culture + évasion + communication.

 

Chez vitaVINUM, nous accompagnons nos clients dans le développement de leurs projets oenotouristiques : rédaction des cahiers des charges, réalisation d’outils digitaux. Vous êtes intéressé ? Contactez-nous.

QUELS VINS ONT PU ÊTRE A L’HONNEUR LORS DU MARIAGE PRINCIER ?

QUELS VINS ONT PU ÊTRE A L’HONNEUR LORS DU MARIAGE PRINCIER ?

Un mariage princier n’arrive pas tous les jours et pour les heureux fournisseurs élus, une belle campagne marketing ! Alors, qui sont les vignerons heureux élus, quel est l’impact ?

Les vins dévoilés !

 

On connaît désormais les vins qui ont été servis au Mariage de Harry et Meghan le 19 mai 2018. Parmi tous les flacons servis, certaines étiquettes ont été annoncées dans la Presse :

  • Bourgogne Les Setilles d’Olivier Leflaive, en Bourgogne
  • Domaine Eden Pinot Noir, Santa Cruz Mountains, California
  • un Brandy au cidre de Somerset
  • une Bière de Two Tribes Brewery en West Sussex
  • un Champagne de Pol Roger

L’impact ? Pour la cuvée d’AOC Bourgogne “Les Sétilles” d’Olivier Leflaive, un véritable engouement après la parution de la liste. La raison ? Un excellent vin à un prix tout à fait abordable (+/- 20 €). Si Harry et Meghan l’ont approuvé, pourquoi s’en priver ?

& pour Kate et William ?

  • Meursault 2009 de chez Guyot-Javillier
  • L’Hospitalet 2004 de chez Gazin Pomerol
  • Champagne Rosé de chez Laurent Perrier

Des ambassadeurs de premier rang ! Figurer sur la table du couple princier ou même dans l’assiette de l’héritier Georges (fils de Williams et Kate – Rappelons-nous le succès des lentilles du Puy en Velay) est une campagne idéale : aucun coût et des influenceurs de marque.

Producteurs de lentille, de collants ou de vin, si vous voulez faire le buzz à moindre frais, essayez d’atterrir sur la table de notre Président ou d’un couple Princier, le jackpot à tous les coups !

Sources :

 https://www.forbes.com/sites/elvaramirez/2018/05/14/royal-wedding-what-drinks-will-meghan-and-harry-serve/#1643be95b284

http://www.decanter.com/wine-news/royal-wedding-wine-pol-roger-champagne-served-393809/

https://www.express.co.uk/news/royal/965672/royal-wedding-reception-menu-speeches-jokes-dancing-secrets-revealed-meghan-markle

https://www.townandcountrymag.com/leisure/drinks/a20665323/wine-served-prince-harry-meghan-markle-wedding/ 

 

Contribution : Laurie Gaudiau

VIN ET ALLERGIES, COMMENT S’EN SORTIR ?

VIN ET ALLERGIES, COMMENT S’EN SORTIR ?

Le vin, la boisson la plus consommée en France ne cesse de séduire de nouveaux amateurs. Malchance pour ceux qui ne peuvent pas en boire et qui doivent se contenter d’une simple eau gazeuse. Parmi ceux-là,  on retrouve les allergiques. Eux ? Ils peuvent en boire oui bien-sûr, mais si c’est pour avoir des douleurs abdominales, une rhinite ou des difficultés à respirer, “non merci”!

Vin et allergies, comment s’en sortir ?

D’où proviennent-elles ? Les allergies proviennent des substances présentes dans celui-ci : pour le vin, l’allergène principal est le soufre (aussi connu comme “les sulfites”). Les sulfites servent à conserver le vin pour une durée plus ou moins longue. On note aussi un nouvel allergène, l’éthanol (alcool), mais aussi les tanins, la sérotine mais aussi, plus rare, le lait, les œufs ou les hyménoptères  (des substances allergènes provoquées par les abeilles). Les causes peuvent différer d’une personne à une autre, évidemment.

Quels symptômes ? L’allergique peut avoir des douleurs abdominales, des éternuements nombreux, écoulements nasals (rhinite), démangeaisons et pour les asthmatiques des difficultés à respirer.

Comment s’en sortir ? Tout d’abord, l’idéal serait de faire des tests pour déterminer la cause exacte de l’allergie. Si vous êtes intolérant aux sulfites, alors dans ce cas privilégiez les vins rouges et surtout, les vins natures avec pas de sulfites ajoutés. Pour les allergiques, malheureusement, le vin contient naturellement des sulfites, donc il faudra tout simplement se tourner vers une autre boisson.

De plus en plus d’allergies ? On a tendance à remarquer que de plus en plus de personnes deviennent intolérantes à divers allergènes et notamment aux sulfites. La raison : on décèle plus facilement les allergies et intolérances. Mais on a un seuil de tolérance maximum : une fois ce seuil franchit, l’intolérance est déclenchée. On a eu tendance à mettre beaucoup de sulfites dans les vins pour éviter qu’ils tournent au vinaigre… un peu trop ! On en paye la conséquence !

En bref : si vous commencez à devenir intolérant à un allergène, demandez à votre caviste un vin qui en contient peu. Et sinon, vous pouvez tester des cocktails sympas comme le Virgin Mojito,  la Virgin Margarita ou une sangria blanche sans alcool aux pommes et à la cannelle pourront tout aussi bien vous correspondre !

Un Virgin cocktail à défaut d’un verre de vin !

Sources :

http://www.fourchette-et-bikini.fr/cuisine/recettes-minceur/15-recettes-variees-de-cocktails-sans-alcool-fortement-apprecies.html

https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/585-allergie-au-vin-causes-symptomes-et-traitement#causes

https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/2053-allergie-ou-intolerance-aux-sulfites

https://allergies.ooreka.fr/astuce/voir/187526/allergie-au-vin-info-ou-intox

https://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/vin-intolerance

Contribution : Laurie Gaudiau

VIN ORANGE, UNE TENDANCE ?

VIN ORANGE, UNE TENDANCE ?

Vous vous demandez surement ce qu’un vin orange vient faire là. Les vins blancs, rouges, rosés et maintenant le vin orange ? Aujourd’hui, les tendances sont de plus en plus folles. Entre cocktails, mousseux rouges et vin orange, ça ne s’arrête plus. Qu’est-ce qu’un vin orange ?

Vin orange, pourquoi cette tendance ?

D’où vient-il ? Le vin orange a été créé par les Anglo-Saxons. Ils voulaient mettre en avant la couleur du vin issue des raisins blancs macérés. L’objectif est de faire un nouveau type de vin : plus concentré, plus aromatique. En fait, c’est plutôt un retour en arrière, car les Grecs, les Romains utilisaient déjà cette technique, oubliée par l’œnologie moderne.

Pourquoi cette couleur ? Les Anglo-Saxons ne se sont pas cassés la tête. Le processus de fabrication est le même que celui d’un rouge : la peau des raisins blancs est laissée en contact avec le jus, pendant un temps plus prolongé. D’où la couleur orange plutôt que jaune.

Quel goût ? Le vin orange peut avoir un goût toasté, de fruits secs, coing, miel. Évidemment, le goût varie en fonction de la variété de raisin, du producteur et même de vous !

Quel accord mets-vin orange ? Il est utilisé comme du vin rouge. Il peut donc s’accorder avec des aliments lourds, riches et gras. Les Japonais sont aussi convaincus que le vin orange s’accorde parfaitement avec les sushis et les sashimis. À vous de tester !

Tendance mais pas qu’en France !

Qui ose ? La production de vin orange se propage. En effet, l’Italie, la Slovénie et la Croatie ont décidé de se lancer. Quoi de plus intrigant que de revenir à l’époque de nos ancêtres ? Combiner tradition et modernité est un vrai défi, mais c’est un combo original. Ce vin recommence aussi à voir le jour en Allemagne, en Géorgie, en Autriche, en Australie, et… en France ! Vous aurez peut-être la chance de goûter le vin “La Roque Blanche” du Domaine Gauby par exemple. Les Etats-Unis sont tombés totalement amoureux du “orange wine”, c’est très trendy ! Autrefois non-consommateurs de ces vins, ils ont découvert ceux-ci il y a environ 10 ans. Depuis, c’est un vrai succès.

Un vin orange de niveau : Si vous voulez vraiment essayer un orange de compétition : Le Sepp Muster Erde (Autriche) est macéré une année entière et le orange est très sombre. Il y a aussi les Larmes de Faisan Kisi : de Géorgie, la bouteille est stockée dans un récipient d’argile enfouis sous le sol. Le vin est très aromatisé et fort en tannins.

Le vin orange, une vraie tendance ? On peut dire que oui, les restaurants commencent à s’en procurer comme le Coquine à Portland qui possède des vins oranges du monde entier. Les pays semblent conquis par son côté funky et la tendance est au beau fixe.

Vin rouge, blanc, rosé et vin orange ? Juste une tendance ou un vin à ancrer dans l’histoire ?

Sources :

https://www.orangewinefestival.ehttps://www.elle.com/culture/a47092/what-is-orange-wine-explainer/u/index.php/en/what-it-is

https://winefolly.com/review/orange-wine/

https://www.elle.com/culture/a47092/what-is-orange-wine-explainer/

https://www.cavepurjus.com/fr/module/stblog/162_sepp-muster.html

http://cheersonline.com/2017/07/05/explaining-the-orange-wine-trend/

Contribution : Laurie Gaudiau

LES VINS MÉDAILLÉS, ARNAQUE OU OPPORTUNITÉ ?

LES VINS MÉDAILLÉS, ARNAQUE OU OPPORTUNITÉ ?

 8 français sur 10 ont déjà acheté un médaillé. Les concours et médailles ne cessent de se multiplier : arnaque ou aubaine ? vitaVINUM a participé à plus de 40 concours de vins en France et en Europe, pour connaître les coulisses. Question ultime : faut-il se fier aux médailles ? Réponse nuancée…

 

La réglementation des concours

 

Oui les concours sont réglementés ! Il existe plus de 200 concours en France dans lesquels les producteurs peuvent s’inscrire. Les vins sont cachés pour ne pas influencer le choix des jurys. Les producteurs doivent payer pour participer au concours, 50 euros en moyenne par référence présentée. Chaque vin est soumis à au moins 3 professionnels et les amateurs peuvent aussi y participer. Par exemple, le Concours Général Agricole, il y a à minima 2 professionnels pour 2 amateurs. Chaque dégustateur doit déguster une moyenne de 30 échantillons en 2 heures.

 

Pour être reconnu, le Concours doit être enregistré par les Fraudes. Dans ce cas, seuls 30% des vins présentés peuvent être médaillés. C’est beaucoup mais ce n’est pas la majorité : en gros, lorsque vous prenez une bouteille présentée, c’est une bouteille du “haut du panier”.

 

Il y a toujours un “MAIS”

 

Les grands vins, les grands absents ! Les Grands Vins qui se vendent sur pré-réservation 2 ans à l’avance n’ont évidemment aucun intérêt à se présenter aux concours. Leur réputation est faite, leurs volumes déjà vendus.  Il ne faut pas se leurrer : l’objectif des médailles est de pouvoir vendre davantage.

 

La médaille de bronze, c’est du passé : La médaille de bronze commence à disparaître car elle ne séduit pas vraiment les consommateurs. Certains concours ont commencé à la supprimer au profit d’une nouvelle catégorie : “le prix d’excellence”, une catégorie qui détrône l’or. Du coup, un vin argent c’est l’équivalent d’un vin bronze (désolé de vous décevoir !).

 

L’avantage économique : Certains producteurs n’hésitent pas à s’inscrire sur beaucoup de concours pour bénéficier des médailles d’or. Sur chaque concours, les producteurs peuvent proposer jusqu’à 15 bouteilles. Sachant qu’il y a plus de 200 concours en France, les producteurs ont vraiment une plus-value à gagner. Une médaille valorise le vin et 75% des vins médaillés sont achetés dans des grandes surfaces. De plus, les producteurs primés peuvent augmentés leurs prix jusqu’à 20 %, un avantage à ne pas rater.

 

Attention !

 

Le consommateur n’est pas gagnant : ce n’est pas parce que le vin est médaillé qu’il est excellent. Mais surtout, le producteur va répercuter le prix du concours et de la médaille sur le prix final. C’est donc le consommateur qui paye le surcoût engendré !

Vous réfléchirez 2 fois avant de l’acheter maintenant… Un vin médaillé n’est pas un gage de qualité, mais reste tout de même un vin “qui sort du lot”, notamment si vous achetez une médaille d’or. Mais vous en paierez le prix !

Mieux vaut se renseigner sur le type de concours avant d’acheter, cela vous évitera les critiques d’un sommelier sur votre vin médaillé “en carton”….

 

 

Sources :

http://plus.lesoir.be/106178/article/2017-07-25/faut-il-se-fier-aux-vins-medailles

http://www.lasommeliere.com/P-229-38-F1-un-vin-medaille-est-il-meilleur.html

http://www.larvf.com/,vins-vignerons-degustations-competition-bouteilles-medailles-or-argent-concours-general-agricole-de-paris,13181,4247556.asp

VERS UN NOUVEL ÉTIQUETAGE DU VIN

VERS UN NOUVEL ÉTIQUETAGE DU VIN

L’étiquette ? Toujours besoin d’elle lorsque l’on choisit son vin ! Et pourtant, c’est une vraie galère pour la décrypter ! Avouez ! Ne vous inquiétez pas, elle ne va pas disparaître comme le paquet de cigarettes, elle est bien trop importante. Par contre, elle ne va pas être simplifiée dans les prochaines années… Bien au contraire !

Informations réglementaires ou marketing ?

L’étiquette contient à la fois des informations imposées par la réglementation, notamment en ce qui concerne l’origine du vin (appellation), la contenance, la notion de dangerosité pour les femmes enceintes, titre alcoométrique ou notamment le volume. Les mentions de “cuvée”, “marques”, “photos”, “symboles” sont marketing. En revanche, sachez que chaque mention apposée par le producteur doit être sincère et véritable : si la parcelle est mentionnée mais que le raisin est issu d’un tout autre endroit, le producteur peut être inquiété. Le Service des Fraudes veille au grain !

 

Évolution de l’étiquetage ?

Au niveau européen, le projet d’afficher la valeur nutritionnelle des boissons alcoolisées et peut-être par la suite les intrants (ingrédients ajoutés lors de la vinification) est envisagé. La Commission Européenne a donné un an pour que les producteurs de vins s’autorégulent au niveau de l’information nutritionnelle.

Les producteurs sceptiques ? Oui, parce que cela va rendre en plus illisible l’étiquette ! Mais surtout, parce que cela implique de nouvelles analyses coûteuses avant étiquetage, pour connaître précisément toutes les informations.

Un compromis en bonne voie ? La transparence et l’information au consommateur sont primordiales. C’est pourquoi, les professionnels de la filière propose de partir sur des outils de communication dématérialisés notamment pour éviter d’encombrer l’étiquette. Peut-être grâce aux codes barres ou QR Code ?

 

 

Sources :

http://agri71.fr/articles/10-03-2018/10202/Projet-d-autoreglementation-pour-l-etiquetage-du-secteur-des-boissons-alcoolisees/

https://www.euractiv.fr/section/sante-modes-de-vie/news/commission-grants-industry-additional-year-to-propose-alcohol-labelling-information/

Contribution : Laurie Gaudiau